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# Posté le lundi 27 février 2006 06:13

Modifié le jeudi 06 avril 2006 06:46

[!]T£xt£[!]

[!]T£xt£[!]
Je m'appelais MeigO, j'avais des maîtres très gentils. Ils prenaient sOin de mOi, et la petite fille me dOnnait tOujOurs des carOttes et des pOmmes. L'été j'étais dans un pré magnifique, pleins de fleurs qui sentaient bOn, et l'hiver, On me mettait dans un bOx tOujOurs prOpre.

Un j
Our que j'étais attelé pOur aider mes maîtres à emmener leurs légumes au marché, nOus arrivâmes sur un chemin caillOuteux, glissant, pleins de bOsses et de trOus. Mes maîtres me demandèrent de galOper. Je n'étais pas sûr, c'était dangereux. Ils me redemandent, je pars au galOp. Je leur faisais cOnfiance, jamais ils ne m'emmèneraient dans un endrOit dangereux. Jamais ils ne me ferOnt de mal...

Mais
je mis le pied dans un trOu très prOfOnd et je suis tombé, la charrette se retOurnant sur mOi. Mes maîtres criaient. Après un instant nOir, je sentis la charrette se sOulever, puis quelqu'un me tirer par la bride. Je me suis levé, mais je suis retOmbé. MOn antérieur gauche me faisait sOuffrir horriblement. La petite fille criait, je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Mes maîtres insistèrent, je me suis relevé.

Avec bea
ucOup de mal, je revins à la maisOn. Je savais qu'après ces terribles sOuffrances je décOuvrirais les bOns sOins de ma famille. Un hOmme arriva, celui qui venait chaque fOis que quelque chOse n'allait pas. Il parla à mes maîtres... La femme s'enfOuit dans les bras de l'hOmme et la petite fille se mit à pleurer cOmme jamais.

Ta
rd dans la nuit, la petite fille me rejOint. Mon pied me faisait sOuffrir, mais elle y faisait attentiOn. Elle s'allOngea cOntre mOi, les yeux ruisselant de larmes et s'endOrmit.
Jam
ais je n'Oublierais l'Odeur de ses cheveux, ni la chaleur de sOn petit cOrps tout serré cOntre mOi.

L
e lendemain matin, le bruit de la pOrte de l'écurie me réveilla en sursaut. Je savais que c'était mes maîtres qui venaient pOur me prOdiguer des sOins. J'en étais sûr. Je me suis levé avec difficulté, la petite se réveilla. Des humains que je ne cOnnaissais pas me prirent par le licOl et m'emmenèrent dehors. Mes maîtres y étaient, je hennis pOur les accueillir. La femme s'enfuit le visage dans les mains, et la petite fille se mit à hurler. Elle se laissa tOmber par terre, criant « NOn ! NOn ! ». Je vOulais lui dire de ne pas s'inquiéter, je faisais cOnfiance à ma famille. Ils allaient m'emmener dans un endrOit Où je serais sOigné. Je vOulais lui dire que je reviendrais bientOt...

Les hO
mmes me firent entrer dans un camiOn. Je ne discutais pas, je faisais confiance à mes maîtres.

Il n'y ava
it ni eau ni nOurriture, mais je me disais que c'était nOrmal, jamais On ne me ferait de mal...

Après de
lOngues heures interminables de sOuffrance, la pOrte du camiOn s'Ouvrit. On me fit descendre, mais ils vOulaient que j'aille plus vite. Un hOmme sOrtis un fOuet et... AIE ! Il me frappa jusqu'à ce que je me retrOuve devant un autre camiOn, cette fOis pleins de chevaux. Je hennis, persOnne ne me répOndit. L'hOmme me fOuetta à nOuveau, je suis entré. POurquOi me fouettait-On ? Je ne faisais rien de mal... mais je faisais tOujOurs cOnfiance en ma famille. Je me disais que ce cauchemar allait bientOt finir, j'allais être sOigné.

Dans
le camion régnait une Odeur de sang et de pOurriture. NOus n'avions ni eau ni nOurriture. Ma plaie causée par les cOups de fOuets me faisait mal, elle s'infectait.
Duran
t tOut le vOyage, près de la mOitié des chevaux mOururent. SOudain je vis un petit pOulain. Il était seul, il hennissait, appelant du secOurs, persOnne n'y prêtait attentiOn. Il devait avOir 5 Ou 6 mOis. Je le pris à mes cOté, le rassurant. Je lui disais de ne pas s'inquiéter, les humains sOnt gentils, ils ne nOus ferOnt jamais de mal.

Après u
ne durée interminable, On nOus fit enfin sOrtir de cet hOrrible camiOn. Je respirais enfin l'air frais et sain de l'extérieur. On m'Obligeait à avancer, malgré mOn pied que je ne pOuvais à présent plus pOser le pOulain me suivait, je le rassurer.

NO
us entrâmes dans une tOute petite pièce Où nOus durent nOus entasser. Il n'y avait pas de place. J'avais faim, très sOif et surtOut très mal. Je me suis allOngé, le poulain se cOucha près de mOi. Il me rappelait la petite fille.

D
es hOmmes vinrent nOus chercher l'un après l'autre. Mais aucun cheval ne revenait.
Puis c
e fut le tOur du pOulain. Il hennissait si fOrt que tOus le regardaient je lui prOmis que j'allais le rejOindre...je ne le revit jamais et ne pu tenir ma prOmesse...

après ce fu
a mOn tOur je hurler, après quelques minutes de sOufrance avec ses hOmmes je m'éteint...

# Posté le lundi 27 février 2006 06:41

Modifié le lundi 23 juillet 2007 16:15

[!]Po£m£$[!]

[!]Po£m£$[!]
Tu cOurs très vite
Dans le sOleil levant.
Tu cOurs très vite
T
u es le cheval blanc.
T
u galOpes dans le vent.
PersOnne ne t'arrêtera
Tu es le grand beau cheval blanc.
V
raiment rien ne t'arrêtera.
Tu es le grand rOi des plaines.
TOut le mOnde t'Obéit.
Le plus grand trOupeau des plaines
Est tien, On ne le nie.
Tu règnes depuis bien des anes
Le cheval blanc.
P
ersOnne n'a rien fait pOur te défier
B
eau cheval blanc
La saisOn des amOurs arrivent
G
are à tOi, cheval blanc
Tes grandes fOrces dérivent
Gare à tOi, beau cheval blanc.
BientOt tOn règne sera terminé
Un de tes fils prendra ta place
L
e paradis sera ta place.
Quand tOn beau règne sera terminé.
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# Posté le lundi 27 février 2006 07:05

Modifié le lundi 23 juillet 2007 17:02

[!]Po£m£$[!]

[!]Po£m£$[!]
MOn cheval gris est un beau nuage de pluie
BrOutant au champs avec tOut les autres chevaux
Il me regarde fixement les yeux éblOuis
Par le sOleil cOmme s'il regarde un flambeau .
C'est le sOuffle cOurt et le cOeur en tempête
Que je sens sur ma peau ta brise de dOuceur.
D'
un parfum délicat qui ravage et entête .
U
n grand vent dans l'esprit un Ouragan dans le cOeur
Il est bien difficile de partir, tOut quitter
D
és lOrs de perdre un cheval que vOus aimez .
Mais pOurquOi rester, si ce n'est que pOur sOuffrir .
Je
vais vivre une nOuvelle ère cOmme bOn me semble
M
ême si pOur mOn cOeur il faut qu'On sOit ensemble
Je vais vivre dans l'Ombre, et un beau jOur mOurir.
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# Posté le lundi 27 février 2006 07:55

Modifié le lundi 23 juillet 2007 16:14

[!]Prièr£ du chv£val[!]

[!]Prièr£ du chv£val[!]
o0o** Donne-moi souvent à manger et à boire ; et, quand ma journée de travail est finie, veille à ce que ma litière soit sèche et propre et mon box suffisamment large afin que j'y sois à l'aise.

o0o**
Chaque jour contrôle mes pieds et soigne-moi avec une éponge humide.

o0o** Quand je refuse de manger, examine mes dents ; peut-être qu'un ulcère m'empêche de manger.

o0o** Comme je ne peux te dire quand j'ai soif, fais-moi boire souvent de l'eau fraîche et propre, même pendant le travail ;
c
eci m' évitera la colique et autres maladies.

o0
o** Parle-moi : ta voix est souvent plus efficace que la cravache et les rênes.

o0
o** Caresse-moi souvent pour que je puisse apprendre à t'aimer et te servir mieux.

o0
o** Ne me tire pas la tête vers le haut avec le filet, ce qui me cause de grandes douleurs au cou et à la bouche et m'empêche de développer toutes mes forces et de me sauver des chutes.

o0o** Ne me coupe pas la queue, me privant ainsi de ma meilleure défense contre les mouches et les taons qui me tourmentent.

o0o**
Ne tire pas sur les rênes, et dans les montées ne me donne pas de coup de cravaches.

o
0o** Ne me donne pas de coups, ne me bat pas quand je ne comprends pas ce que tu veux, mais essaye que je puisse te comprendre.

o0o**
Si je refuse, assure-toi que le mors et la bride soient en ordre et que je n'ai rien aux pieds qui me fasse mal.

o0o** Si je m'effarouche, ne me frappe pas, mais pense que cela peut dépendre de l'usage des ½illères qui m'empêche de bien voir ou de fauts de ma vue.

o0o** Ne m'oblige pas à tirer un poids supérieur à mes possibilités, ni à aller vite sur des rues glissantes.

o0o*
* Quand je tombe, sois patient et aide-moi, car je fais de mon mieux pour rester debout; et si je bute, sache que ce n'est pas de ma faute ; n'ajoute pas à mon angoisse d'avoir échappé à un danger le mal de tes coups de cravache qui augmentent ma peur et me rendent nerveux.

o0o
** Essaye de me mettre à l'abri du soleil, et quand il fait froid, mets-moi une couverture sur le dos, non pas quand je travaille, mais quand je suis au repos.

o
0o** Et enfin, mon bon maître, quand la vieillesse me rendra inutile, ne me condamne pas à mourir de privations et de douleurs sous la férule d'un homme cruel, mais laisse moi mourir de vieillesse, au pré, chez un paysan qui me traitera bien ou dans une pension pour vieux chevaux méritants comme nous en avons ou enlève-moi toi-même la vie, sans me faire souffrir et tu en auras le mérite.

# Posté le lundi 27 février 2006 08:09

Modifié le mardi 17 juillet 2007 02:55