Un jOur que j'étais attelé pOur aider mes maîtres à emmener leurs légumes au marché, nOus arrivâmes sur un chemin caillOuteux, glissant, pleins de bOsses et de trOus. Mes maîtres me demandèrent de galOper. Je n'étais pas sûr, c'était dangereux. Ils me redemandent, je pars au galOp. Je leur faisais cOnfiance, jamais ils ne m'emmèneraient dans un endrOit dangereux. Jamais ils ne me ferOnt de mal...
Mais je mis le pied dans un trOu très prOfOnd et je suis tombé, la charrette se retOurnant sur mOi. Mes maîtres criaient. Après un instant nOir, je sentis la charrette se sOulever, puis quelqu'un me tirer par la bride. Je me suis levé, mais je suis retOmbé. MOn antérieur gauche me faisait sOuffrir horriblement. La petite fille criait, je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Mes maîtres insistèrent, je me suis relevé.
Avec beaucOup de mal, je revins à la maisOn. Je savais qu'après ces terribles sOuffrances je décOuvrirais les bOns sOins de ma famille. Un hOmme arriva, celui qui venait chaque fOis que quelque chOse n'allait pas. Il parla à mes maîtres... La femme s'enfOuit dans les bras de l'hOmme et la petite fille se mit à pleurer cOmme jamais.
Tard dans la nuit, la petite fille me rejOint. Mon pied me faisait sOuffrir, mais elle y faisait attentiOn. Elle s'allOngea cOntre mOi, les yeux ruisselant de larmes et s'endOrmit.
Jamais je n'Oublierais l'Odeur de ses cheveux, ni la chaleur de sOn petit cOrps tout serré cOntre mOi.
Le lendemain matin, le bruit de la pOrte de l'écurie me réveilla en sursaut. Je savais que c'était mes maîtres qui venaient pOur me prOdiguer des sOins. J'en étais sûr. Je me suis levé avec difficulté, la petite se réveilla. Des humains que je ne cOnnaissais pas me prirent par le licOl et m'emmenèrent dehors. Mes maîtres y étaient, je hennis pOur les accueillir. La femme s'enfuit le visage dans les mains, et la petite fille se mit à hurler. Elle se laissa tOmber par terre, criant « NOn ! NOn ! ». Je vOulais lui dire de ne pas s'inquiéter, je faisais cOnfiance à ma famille. Ils allaient m'emmener dans un endrOit Où je serais sOigné. Je vOulais lui dire que je reviendrais bientOt...
Les hOmmes me firent entrer dans un camiOn. Je ne discutais pas, je faisais confiance à mes maîtres.
Il n'y avait ni eau ni nOurriture, mais je me disais que c'était nOrmal, jamais On ne me ferait de mal...
Après de lOngues heures interminables de sOuffrance, la pOrte du camiOn s'Ouvrit. On me fit descendre, mais ils vOulaient que j'aille plus vite. Un hOmme sOrtis un fOuet et... AIE ! Il me frappa jusqu'à ce que je me retrOuve devant un autre camiOn, cette fOis pleins de chevaux. Je hennis, persOnne ne me répOndit. L'hOmme me fOuetta à nOuveau, je suis entré. POurquOi me fouettait-On ? Je ne faisais rien de mal... mais je faisais tOujOurs cOnfiance en ma famille. Je me disais que ce cauchemar allait bientOt finir, j'allais être sOigné.
Dans le camion régnait une Odeur de sang et de pOurriture. NOus n'avions ni eau ni nOurriture. Ma plaie causée par les cOups de fOuets me faisait mal, elle s'infectait.
Durant tOut le vOyage, près de la mOitié des chevaux mOururent. SOudain je vis un petit pOulain. Il était seul, il hennissait, appelant du secOurs, persOnne n'y prêtait attentiOn. Il devait avOir 5 Ou 6 mOis. Je le pris à mes cOté, le rassurant. Je lui disais de ne pas s'inquiéter, les humains sOnt gentils, ils ne nOus ferOnt jamais de mal.
Après une durée interminable, On nOus fit enfin sOrtir de cet hOrrible camiOn. Je respirais enfin l'air frais et sain de l'extérieur. On m'Obligeait à avancer, malgré mOn pied que je ne pOuvais à présent plus pOser le pOulain me suivait, je le rassurer.
NOus entrâmes dans une tOute petite pièce Où nOus durent nOus entasser. Il n'y avait pas de place. J'avais faim, très sOif et surtOut très mal. Je me suis allOngé, le poulain se cOucha près de mOi. Il me rappelait la petite fille.
Des hOmmes vinrent nOus chercher l'un après l'autre. Mais aucun cheval ne revenait.
Puis ce fut le tOur du pOulain. Il hennissait si fOrt que tOus le regardaient je lui prOmis que j'allais le rejOindre...je ne le revit jamais et ne pu tenir ma prOmesse...
après ce fu a mOn tOur je hurler, après quelques minutes de sOufrance avec ses hOmmes je m'éteint...